Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /Avr /2010 15:41
- Par Delphe
Publié dans : Poésies - Communauté : Briser la solitude.

Il brille, il brille de mille éclats en son sommet,

Il a tant accumulé, sans jamais rien recycler…

Il est allé jusqu’à changer les couleurs

Nuançant son monde de gris et de moisi…

Et maintenant qu’il règne sur le tas d’artifice factices

Nul ne peut plus prétendre au moindre préjudice…

Il rêve, il rêve que l’amas devienne tour de Babel

Et qu’en son sommet, de son doigt, il touche le ciel…

  

Mais oublier l’odeur putride, la pestilence et le laid

La main devant les yeux, il masque l’immonde…

Alors son regard absent cherche la lune

Et il prie une aide dans son infortune…

Mais qui ? Qui aidera le prétentieux ?

Celui qui a osé défier les Dieux

Il rêve, il rêve que l’amas devienne tour de Babel

Et qu’en son sommet, de son doigt, il touche le ciel…

 

Mais nulle gloire, il ne peut espérer

Car destruction et pollution sont ses péchés…

Coupables de narcissisme, de sectarisme

Bombant le torse, s’auréolant de sa misère

Restant fier de ses ordures et de ses chiures

Il tombe et s’écrase lentement sur le tas d’immondice

Il rêve, il rêve toujours que l’amas devienne tour de Babel

Et qu’en son sommet, un jour, il touche le ciel…


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Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /Avr /2010 15:39
- Par Delphe
Publié dans : Poésies - Communauté : L'écriture dans tous ses états

Par la grâce des cieux, le doigt tendu des dieux

Est apparu de nouveau la pomme…

D’autres couleurs, elle se teintait

D’autres valeurs, elle prenait

Toujours tentante, toujours appétissante

Fruit délicieux, fruit offert

Si dangereux, si pervers…

 

Tous, nous l’avons croqué…

Mâchée sa chair édulcorée mais si amère

Douce, blanche, pure, légère

Mais jamais partagée, l’immonde,

Premier péché de ce monde

Fruit délicieux à d’autres offert

Si dangereux, si pervers…

 

Lèvres brillantes et rouges

Figures blêmes, teint livide

Mains tendues vers le vice,

Pour une ouverture de cuisses

Inaccessible fruit pourri

Fruit délicieux mais pas offert

Si dangereux, si pervers…

 

Ils traînent et gémissent

Le cœur à bout de bras

Hurlant leur douleur, criant leur malheur

Pour toucher le fruit défendu

Qu’Eve et Adam se partagent maintenant

Fruit délicieux mais fruit de guerre

Fruit des vicieux, si vulgaire…

 

Quand d’autres tendent leurs fesses

Offrant leur corps de misère

Au stupre et à la guerre

Pour gagner ce fruit de papier

Roulé en boule ou déchiré

Fruit des faux, fruit d’illusion…

Fruit dépravé, fruit de condamnation…


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Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /Avr /2010 15:34
- Par Delphe
Publié dans : Poésies - Communauté : Vive la féminité

Le radeau...

 

Ce bateau de corde et de bois, ce radeau de fortune...

Flotte et surnage tant bien que mal... mais entre dans la brume

Dans cette opacité, je plonge mes mains pour le faire avancer

J’entends vos voix, mais malgré mes efforts,

Il s’éloigne du bord...

 

Dans cette ouate, ces pans de grisaille...

Aucun son, nul bruit dans le clapotis de cette baille

Dans ce remugle d’atmosphère, l’air est si épais

Je ne perçois plus le son étouffé de vos voix

De vos cris, de vos joies...

 

Ne reste que le silence de la nuit sur ce rafiot

Echarpes sombres que l’on entame au couteau

Dans la froideur de cette abîme de nuit...

Je ne devine plus vos voix, ce chatoiement d’énergie...

Je me perds sur l’océan de la vie...

 

Il fait froid, glace et givre sur cette coque de noix

Me prive de tout, me prive de vous, me prive de vos voix

A mes yeux perlent les larmes de mes souvenirs brûlés

De mes lèvres, le souffle s’évapore en filigrane de brouillard

Et je reste seul... perdu dans cet étrange hasard...


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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 20:23
- Par Delphe
Publié dans : Poésies - Communauté : Vos vies, les vôtres ...

Chaque fois qu'on essuie une larme dans les yeux d'un enfant,

Chaque fois qu'on dépose les armes comme chaque fois qu'on s'entend,

Chaque fois qu'on arrête une guerre et qu'on ouvre les mains.

Comme chaque fois qu'on force la misère à reculer plus loin.

Nous plaisons à notre Père Céleste...

 

Quand nos coeurs oubliant les offenses restent fraternels,

Quand se lève l'espérance d'un amour plus réel,

Quand soudain se taisent les mensonges faisant place au bonheur,

Quand le gueux oublie tous les outrages et ne sent plus sa faim                         

Nous plaisons à notre Père Céleste...

 


Dans les yeux du pauvre qu'on visite sur son lit d'hôpital.

Dans le coeur de tous ceux qu'on invite pour un bonheur normal.

Dans les mains de celui qui partage aujourd'hui notre pain.

Dans l’élan de nos cœurs que l’on a dans nos mains

Nous plaisons à notre Père Céleste...

 

Pour la force qui est notre et le chemin que l’on montre

Pour les vœux de lumière si loin de l’ombre

Pour la douceur d’un monde et un nouvel Eden

Pour cet avenir plein de promesse qui emplit nos cœurs de liesse


Nous plaisons à notre Père Céleste...






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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 20:15
- Par Delphe
Publié dans : Poésies - Communauté : Les Enfants des Muses

Je l’ai rencontrée un jour d’avril,

Ma vie suspendue à un fil…

Elle était attirante, attendrissante, emplie de complaisance

Un marché avec elle, j’ai passé…

Pour une vie d’oubli, de transparence infinie,

Cette invisibilité intime, infime,

Quand d’autres crient, braillent, hurlent et se font entendre

J’ai donc hérité d’un nouveau don…

Etre invisible, je suis devenue

Et de transparence, me suis vêtue…

 

Après plusieurs années, je l’ai de nouveau rencontré,

Toujours attirante et attendrissante,

Apparats noirs et or, elle portait…

Un marché avec elle… Cette fois refusé…

Marché de dupe, marché caduc… Alors elle s’est vengée

De vilénie et de bassesse, m’a couverte

De honte et de malheur m’a fait profiter

Et j’ai crié mon désespoir, hurlé du fond du noir mais…

Etre invisible, j’étais devenue,

Et de transparence m’était vêtue…

 

Une nouvelle fois, je l’ai croisée sur un quai…

Quand sur la route je fus projetée au risque d’être écrasée

Elle est de nouveau apparue, fière, sourire aux lèvres

Me narguant, me proposant nouveau marché

Nouvelle donne pour moi, pauvre conne

Je l’ai haïe, est refusé ce nouvel accord

Et pour vaincre le démon, j’ai encore braillé et hurlé mais…

Etre invisible, j’étais devenue,

Et de transparence m’était vêtue…

 

Aujourd’hui, je l’ai appelée de toutes mes forces

Déjà prête à accepter tous marchés

Désespoir, solitude, malheur et souffrance, lui ai donné

Cette fois encore m’a ignorée, sans daignée me regarder

Mais oubli du don de transparence et d’invisibilité,

Personne, j’étais devenue, car invisible cultivé tant d’année

Egarée je suis, perdue sans jouer, bafouée et humiliée car…

Etre invisible je suis devenue,

Et de transparence, me suis vêtue…


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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 16:52
- Par Delphe
Publié dans : Illustrations - Communauté : peintres et tout les artistes

Sous-un-ciel-pastel--la---copie.JPG


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